Fonctionnement d’un mouvement démocratique : l’exemple des comités antilibéraux

(deux textes publiés le 30 décembre 2006 sur Bellaciao)

A) Le consensus dans les collectifs antilibéraux

Le consensus serait la condition du rassemblement le plus large, puisqu’il n’exclurait personne : il témoignerait ainsi de la prise de conscience de l’urgence et de la nécessité de rapports de force suffisants face à l’énorme machine du libéralisme.

Le consensus devrait être dès maintenant notre régime de vie dans les comités, régime de vie anticipant la société que nous voulons. Concrètement, le consensus serait un libre débat, c’est-à-dire l’écoute et les efforts de compréhension de toutes les paroles, l’égalité des droits entre tous les participants, le refus des exclusives a priori, la non manipulation de l’information. Le consensus se situerait dans le cadre de la confiance, de la solidarité (défense et aide mutuelles), du travail en commun (élaboration des décisions et des programmes, distribution de tracts, collage d’affiches, organisation de réunions publiques) et de la recherche de compromis.

Mais le consensus et l’absence d’exclusion ne signifient pas l’absence de conflit, comme le laissent croire les modélisations simplistes. Chacun doit lutter à l’intérieur des collectifs pour la reconnaissance la plus complète possible par les autres de ses propres idées et de son identité. Ce qui signifie que nous devons en permanence combattre l’humanisme condescendant et sûr de ses certitudes. Nous devons critiquer les convictions impartageables, étayées de slogans, de formules, de raccourcis, stigmatisant l’ami transformé en adversaire, l’accusant de tous les torts. Nous devons résister à ce « rationalisme » qui surfe sur les simplifications, les caricatures, les déformations, les préjugés, les accusations incontrôlables et le racisme politique (racisme politique : mettre à part une organisation et ses membres, à moins que ces derniers renoncent à une part de leur identité organisationnelle). Nous devons dénoncer ceux qui demandent aux autres de pratiquer le consensus sans le pratiquer eux-mêmes, ainsi que ceux qui disent pratiquer le consensus et passent leur temps à exclure et à stigmatiser.

Nous supportons des institutions et des moeurs politiques établies par les factieux en 1958, avec une culture politique de résistance non encore dominante. Ce n’est pas étonnant que, peu expérimentée, la pratique du consensus soit souvent en échec. Il y a des demandes inacceptables, des veto et des menaces de veto, des attitudes réservées, des non participations, des démissions et des menaces de démission. Certains enjeux ne sont pas tranchés. Dans l’urgence, sous la menace d’une dissolution, nous finissons par prendre l’habitude de ne se retrouver qu’autour d’un plus petit dénominateur commun, passant sous silence nos convictions et désaccords, transformant la réunion politique en réunion conviviale ou en groupe thérapeutique soignant le traumatisme de nos expériences politiques. Tout aussi inquiétants sont les cas où nous confondons l’opinion dominante ou l’alignement unanime sur une orthodoxie avec le consensus.

Face aux échecs générés par le consensus, il faut donc que, à un moment ou à un autre, quand la nécessité d’une décision apparaît, on utilise une autre procédure démocratique, comme celle du vote. Quand le consensus ne fonctionne plus, parce qu’on se laisse aller à ne plus écouter vraiment ce que dit l’autre, parce qu’on caricature et déforme en pleine inconscience, parce qu’on est persuadé de la certitude de nos propres préjugés et de la certitude des affirmations partagées par les médias, alors il faut des procédures pour en sortir. Certains d’entre nous ne veulent pas entendre parler d’organisation. Ils semblent oublier que, dans la « Méthode de discussion de la candidature commune » à l’élection présidentielle proposée par le Collectif d’initiative national du 3 novembre 2006, il est écrit : « Là où ne se dégagera pas clairement un choix commun, il sera sans doute nécessaire de mesurer, de façon loyale et incontestable, l’importance respective des opinions défendues au sein du collectif. Une mesure quantitative sera alors utile pour dégager une tendance dont il conviendra de déterminer plus précisément les règles ». L’organisation, c’est ici, dans nos collectifs, en plus d’un certain degré de consensus, l’évaluation de l’importance respective des opinions. Une organisation plus élaborée mettrait en place des procédures plus incontestables, avec en particulier une liste électorale, ce qui ne veut pas dire qu’elle aurait à négliger les moments de consensus (car nous ne devons pas prendre l’habitude de croire qu’une élection règle tout, qu’une courte majorité peut toujours s’imposer à une importante minorité : nos débats deviendraient alors des entreprises de convictions entières et impartageables). Dans les organisations politiques et syndicales démocratiques, il y a une part de ce qui nous manque, c’est-à-dire des votes avec des listes électorales et un minimum de campagne électorale, et une direction représentative de la majorité, sans oublier l’expérience de la vie politique, même si on peut parfois regretter, à l’intérieur de ces organisations, l’insuffisance du consensus, c’est-à-dire l’insuffisance de l’écoute et de la participation de tous les militants, avant les décisions et les votes, même si on peut regretter les prises de pouvoir à l’intérieur. Alors, oui, les partis politiques, les syndicats et les associations ont à nous apprendre sur la représentativité de l’instance nationale et sur les moyens de respecter l’opinion majoritaire dans les décisions en cas d’échec du consensus. Il va falloir, un jour ou l’autre, améliorer la structure de nos collectifs vers plus de démocratie, sans perdre la méthode du consensus, sans perdre évidemment l’engagement sur le programme, qui est la raison d’être de notre mouvement et que certains d’entre nous oublient.

Nous sommes tous attachés à l’autonomie de notre mouvement. et à notre propre autonomie. Nous avons tous des attitudes et des représentations formées par notre expérience personnelle, par la fréquentation des appareils d’État, des associations, des organisations ou des médias, bien que nous ayons l’impression d’être autonomes. Il n’y a pas que les partis politiques qui influencent, imposent, font le forcing, noyautent, prennent le contrôle, etc. Les partis ont une efficacité souvent limitée et variable selon les individus et les enjeux. Dans le cours de la discussion peuvent intervenir directement la valorisation de telle opinion ou de telle actualité à l’émission de radio ou de télé que nous venons de regarder ou d’écouter, les résultats de la discussion que nous venons d’avoir dans notre association ou avec nos voisins, les recommandations et directives des dirigeants de notre organisation, la pression de l’opinion majoritaire dans le groupe, la volonté de perpétuer le groupe pour lui-même et donc de tout faire pour que personne ne démissionne et pour maintenir un climat agréable, même au prix de l’abandon des principes, même au prix du silence sur les désaccords.

Mais ce qui influence le plus le cours de la discussion dans les collectifs, c’est la domination des représentations politiques qui structurent profondément les discours des gens de gauche et permettent l’hégémonie du libéralisme et du social libéralisme. Certaines représentations dénient aux forces de résistance au libéralisme toute justification à s’organiser. Seule la droite et les forces économiques auraient la capacité de s’organiser. Il serait d’actualité de mettre à l’index et de dissoudre les « appareils » et les partis. Les acquis organisationnels des classes populaires seraient dépassés, de même que l’Etat social est dépassé. D’autres représentations, qui nous structurent aussi inconsciemment, sont là pour nous diviser. Ce sont les discriminations et les suspicions à l’égard de « l’extrême gauche » et à l’égard du parti communiste et les représentations en miroir, de la part des forces discriminées, qui excluent le rassemblement le plus large, en particulier avec ceux qui votent actuellement pour les représentants du libéralisme. À l’exclusion par le parti socialiste de l’extrême gauche répond l’exclusion du parti socialiste par l’extrême gauche. Malgré une identité de programmes, Lutte ouvrière, la Ligue communiste révolutionnaire et le Parti communiste sont en compétition pour des « peccadilles », comme le dit Michel Onfray. Le partage des responsabilités de la division est à déterminer. La droite et l’orientation sociale libérale actuelle du PS, elles, ont non seulement des programmes économiques proches, mais également une approche du politique qui privilégie le charisme et la non cohérence du programme, comme pour ne pas avoir les mains liées une fois au pouvoir. Il ne faut donc pas trop se faire d’illusion sur l’apparence de diversité de leur offre politique. Tant que ne se développe pas à gauche un esprit critique par rapport à ces représentations, qui déstructurent, désorganisent et divisent, la droite et la gauche sociale libérale peuvent dormir tranquille. Les personnalités et les organisations qui poussent non au rassemblement et à la rationalisation mais à la concurrence, voire à la confrontation entre antilibéraux, quelle que soit la violence de leur dénonciation du libéralisme, contribuent bien faiblement au combat antilibéral.

Nous sommes individuellement plus ou moins autonomes, plus ou moins critiques par rapport à toutes ces influences, selon la chance dont nous avons bénéficié dans notre formation et notre expérience. Il ne faut pas sous-estimer a priori la valeur individuelle de la parole de tel ami « encarté », comme si appartenir à un parti était une tare. Dans les collectifs il n’y a pas de personnes complètement désintéressées. Nous sommes tous plus ou moins affiliés à une structure politique, même les non encartés, et ce qui nous différencie profondément, c’est notre rapport avec les structures et les représentations politiques, rapport plus ou moins critique et plus ou moins expérimenté. Il y a des encartés ouverts à la discussion et à la compréhension, prêts à discuter de la pertinence des décisions de leur direction. Il y a des sans parti forts de leurs certitudes et de leurs préjugés, imbibés de médias, imperméables à tout vrai dialogue. Chez les intellectuels, l’illusion d’indépendance par rapport aux partis et aux représentations dominantes est souvent très important, car leurs constructions intellectuelles semblent objectives, alors que leur place dans la division capitaliste du travail est subordonnée en grande partie à la croyance en leur désintéressement. Dans les classes populaires, les partis et les syndicats sont les seules références, les seuls repères politiques face à la propagande. Nous nous sommes mis d’accord sur un programme et une stratégie, c’est déjà pas mal. Ne demandons pas un seul type d’engagement, sans en discuter. Prenons en compte la réalité de la diversité des collectifs.

B) Sortir les collectifs de la confusion et revenir au consensus

1) Les ruptures du consensus du 27 novembre

Notre mouvement est parti non sans difficultés. La défection d’Olivier Besancenot et le départ de Raoul-Marc Jennar et de José Bové du comité national constituent dans une certaine mesure un échec de la méthode du consensus.

Dans ce contexte préoccupant, le 27 novembre, des membres du Collectif d’Initiative Unitaire National appellent à signer une pétition demandant au PCF de renoncer à la candidature de Marie George Buffet, en pleine discussion dans les collectifs locaux sur le choix des candidats, en fonction en particulier des cinq critères indicatifs définis le 3 novembre (la capacité à rassembler, la capacité à représenter tous les courants, la capacité au travail collectif, la capacité à respecter la stratégie et le programme, la capacité d’inscrire le rassemblement dans la durée).

Le fait de signer une pétition, pour faire pression par le nombre des signataires, est une rupture du consensus. Est également une rupture du consensus le fait d’interrompre le débat en cours dans les collectifs, en vertu de la soi-disant légitimité de membres d’un collectif national coopté, supposant les collectifs incapables de s’orienter par eux-mêmes, et en introduisant, comme critère et représentation dominants, la pétition de principe que le dirigeant d’un parti ne peut pas satisfaire aux critères (implicitement, le dirigeant du PCF ne peut pas rassembler, ce qui est une opinion recevable parmi d’autres, mais c’est aux collectifs locaux de juger, sans pression de type hiérarchique).

Ces ruptures de consensus sont justifiées par le fait que les membres en question du collectif national ont l’impression que le PCF veut rompre le consensus et « imposer » Marie George (Clémentine Autain : « Par contre, un certain nombres d’évènements ont fait craindre que la direction du PCF ne renonce au consensus et cherche à imposer son choix. Cela conduirait inévitablement à l’échec ».)

Il n’y a plus de climat de confiance, de la même façon qu’Olivier, pour justifier sa non-participation aux collectifs, disait soupçonner le PCF et les collectifs de vouloir renier leurs engagements stratégiques et programmatiques antilibéraux. Plus exactement, pour justifier ses ruptures de consensus, le collectif national reproche au PCF de rompre le double consensus, quand le PCF prend en compte la tendance des choix des collectifs, alors que cette attitude du PCF est conforme à l’engagement, obtenu par consensus, du 3 octobre (« Là où ne se dégagera pas clairement un choix commun, il sera sans doute nécessaire de mesurer, de façon loyale et incontestable, l’importance respective des opinions défendues au sein du collectif. Une mesure quantitative sera alors utile pour dégager une tendance dont il conviendra de déterminer plus précisément les règles »).

2) Les ruptures antérieures du consensus

Les ruptures de consensus de la part du collectif national ne sont que la conséquence de ruptures antérieures. En effet, vaut assentiment implicite la non prise de distance avec les mises en question par Raoul-Marc Jennar des « appareils », c’est-à-dire la reconnaissance de l’individualité de chacun seulement dans la mesure où il rompt avec une part de l’identité qu’est son appartenance politique. Le militant qui veut utiliser et faire part de son expérience dans l’organisation est discriminé et montré du doigt : « Je n’ai pas retrouvé, en nombre suffisant, ces femmes et ces hommes, totalement désintéressés, qui ne sont pas les exécutants d’un appareil, qui n’ont pour eux-mêmes aucun « plan de carrière » et qui faisaient la richesse des collectifs du « non » de gauche ». Michel Onfray , avant qu’il ne dise envisager de voter pour Ségolène Royal au premier tour, explicite cette thématique : « Marie-George Buffet, femme d’appareil s’il en est une et s’il en est un, mais qui se trouve à la tête d’une formation, le Parti communiste français, dont je respecte moins l’histoire de l’état-major et des cadres que celle des militants, des acteurs sur le terrain de l’idéal, des bénévoles, des solidarités ouvrières.

Le communisme me plaît moins que les communistes anciens, récents, nouveaux, exclus, rénovateurs… qui, sur le terrain, loin des officines et des bureaux de la place du Colonel-Fabien, tâchent d’incarner le combat pour plus de justice sociale, plus de fraternité, plus de solidarité, en un mot plus d’humanité. Cette énergie militante est une force considérable si souvent châtrée par les états-majors. Aujourd’hui encore, le PCF semble jouer sa carte, c’est-à-dire celui de sa machinerie de politique politicienne, de sa boutique, hésitant entre la radicalisation qui tarit les sources de revenus consubstantielles à l’appartenance au marigot des élus, et le compagnonnage avec le socialisme gouvernemental, tellement utile pour assurer la survie de l’appareil fut-ce au détriment de la cause ».

Les mises en question par José du Parti communiste, mises en question reprises par les signataires de la pétition (la candidature de Marie-George est « imposée » et non proposée, le PCF fait le « forcing », etc.), prennent le risque de la dénonciation et de la division, même si, à chaque occasion, il est fait référence formellement au consensus. Sous prétexte de consensus et de laisser une place à Olivier et à José, la position au grand coeur de non critique des positions contraires à la stratégie et au programme des collectifs, cette position d’unité à tout prix, équivaut à une nouvelle orientation implicite des collectifs, laissant ainsi la voie ouverte aussi bien vers les partis sociaux libéraux que sont actuellement le PS et les Verts, voie d’ores et déjà empruntée par le PRS, Alter Ekolo et certains membres des collectifs, que vers une orientation se disant d’extrême gauche et consistant à considérer que les luttes sociales et les manifestations de rue sont seules importantes et efficaces, les élections n’étant qu’un moyen de faire connaître cette thèse. Cette nouvelle orientation du collectif national a logiquement besoin pour se justifier de dénoncer une « nouvelle » orientation du PCF vers le social libéralisme, pour conserver ses élus, pour etc.

3) La légitimité de Marie-George Buffet par rapport aux engagements obtenus par consensus

Le comité national, essentiellement composé de représentants cooptés d’organisations et associations politiques, n’est pas représentatif de l’ensemble des comités locaux, ce qui nous incite à améliorer notre structure, pour que l’incohérence et la confusion ne se reproduisent pas. Les membres du comité national et les candidats doivent en prendre conscience. Ils ont fait beaucoup de bon travail. Ils ont coordonné l’élaboration de la stratégie et du programme et commencé la campagne. On peut regretter leurs ruptures de consensus. De même, on peut regretter certains aspects du fonctionnement du PCF. Mais fallait-il, comme semblent le suggérer les membres du collectif national signataires de la pétition et un nombre important de participants des collectifs, pour rassembler largement et ne perdre personne, au prix d’un engagement, contraire au principe du consensus, en faveur de la rupture de consensus constituée par une menace de démission, prendre le risque de privilégier cette réalité effectivement préoccupante de membres des collectifs menaçant de partir si Marie-George était choisie, étant donné qu’il s’agit là, d’emblée, de la part de ces membres, d’une rupture du consensus, d’une pression sur le contenu du débat et sur l’orientation des collectifs, en ayant à l’esprit que ces membres plaçaient au-dessus du programme et de la stratégie un élément et des principes qui auraient pu resurgir à la moindre occasion et orienter le mouvement complètement hors consensus ? Surtout, on ne peut pas compter comme quantité négligeable tous ceux qui s’engageaient à rester quel que soit le choix du candidat et tous ceux qui voulaient le respect intégral et non déformé des engagements et du consensus du 3 octobre : tous ceux-là étaient dans l’esprit du consensus.

Il est incorrect de ne retenir du texte du 3 octobre que le double consensus sans faire référence à la partie du texte qui, « là où ne se dégagera pas clairement un choix commun », demande la mesure de l’importance des opinions, la mesure quantitative permettant de dégager la tendance des collectifs. Cette interprétation partiale du texte permet de délégitimer Marie-George.

Pour moi, l’essentiel est le programme. Peu importe le candidat. Et en plus, selon la procédure fixée initialement par consensus le 3 novembre, Marie-George est une candidate légitime, et non celle du seul PCF. La procédure tronquée et arrangée introduite par certains membres du comité national le 23 novembre, sans l’accord de l’ensemble du comité national et sans consulter les collectifs, donc de manière doublement non consensuelle, constitue un véritable « forcing » par rapport au consensus et n’est pas légitime.

4) Perspectives

Il reste à tous les membres du collectif national à calmer le jeu pour empêcher l’autodestruction des collectifs et du consensus par la suspicion et la polémique sur la non légitimité de Marie-George. Tous les membres du collectif national ont leur place dans le combat antilibéral, et d’autres aussi qui n’ont pas de raison sérieuse de rester à l’écart. Il reste à introduire dans la campagne notre autonomie, la diversité de nos engagements politiques, syndicaux et culturels et notre unité sur le programme et la stratégie. Il reste à bouleverser le paysage de la campagne présidentielle en ridiculisant la personnalisation et le jeu des médias, en mettant en avant ce pour quoi les gens se battent et qui est inscrit dans notre seul programme. Nous avons à créer l’inquiétude parmi les forces qui acceptent de jouer le jeu pervers du maintien de la 5ème République. Nous avons à démontrer l’incertitude des résultats des prochaines élections, en particulier auprès de ceux qui, à gauche, extrapolant de manière mécanique les sondages actuels ou les résultats des élections passées, nous prédisant notre absence au 2ème tour pour justifier le vote Royal au 1er tour, sous-estimant les capacités de jugement des classes populaires et le bouleversement actuel et à venir de l’électorat. Nous avons à appeler toutes les personnes, y compris les candidats aujourd’hui déclarés, à discuter notre programme en construction, à s’engager par rapport à lui, les candidats et les partis les soutenant prenant alors leur responsabilité quant à la division de la gauche.

Il reste aussi à engager des discussions avec toutes les organisations, y compris les organisations syndicales et associatives, en ne discriminant aucune organisation, dans le respect de leurs procédures internes, pour constituer une structure démocratique unitaire à gauche, correspondant à la radicalisation de l’électorat. Telles sont les perspectives réalistes que pourraient être prises en compte.

Une réponse

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